Histoire de la Confrérie

Notre histoire

Origines

C’est le 8 mai 2013 qu’est née la Confrérie du Comté de Boussu, issue du travail de sept passionnés du château. Elle a pour but de promouvoir, dans la joie et la bonne humeur, le château de Boussu, son histoire, celle de la Renaissance, les différentes formes artistiques de cette époque et les produits artisanaux locaux.
La Confrérie a organisé son premier chapitre le 26 octobre 2013, à l’initiative des 7 membres fondateurs, dont Marcel Capouillez, choisi à l’unanimité comme 1er Grand Maître.

La devise de la confrérie est « GY SERAY BOUSSU », ce à quoi, en guise d’approbation, il faut répondre par « A JAMAIS BOURGOGNE ». Cela correspond à la devise du 1er comte de Boussu, Jean de Hennin Liétard, et de son épouse, Anne de Bourgogne, qui construisirent le château de Boussu en 1539 (1540).

« On dirait les prémices d’une renaissance, on dirait que la Haine se jette dans l’Amour
On dirait la mémoire des siècles ressurgir, criée, chantée par l’esprit d’un troubadour
Rois, empereurs, comtes et princes séjournant au château le trouvaient assez cossu
Dans l’Europe entière, dans les batailles, dans les salons, résonnait le nom de Boussu
On l’a fouillé, on l’a dépouillé, on s’y est mouillé, on y a patrouillé, on l’a même souillé
Mais à l’ombre des terrils, toujours au charbon, il a maintenu malgré tout le cap houiller
Hennin-Liétard, Caraman, Valois, Habsbourg, Du Broeucq, Nédonchel et autres Bourbons
Que d’étoiles scintillent dans ses cieux tel l’éclat de la Toison d’Or du duc Philippe le Bon
Redonnons-lui vie, glorifions son nom, sans sourciller, sans se démonter et sans compter
Pour refaire renaître, de gueules à bande d’or, le blason, les armoiries de son fier comté
Nous avons le passé, le présent et surtout le futur, comme Notre-Dame à son gentil bossu
Et si à l’avenir vous entendez « A jamais Bourgogne », c’est qu’avec vous « Gy Seray Boussu »

Texte de Rinaldo Brulard pour la 1e réunion du Conseil le 13/05/2013 au Minaret

2023 : nouveaux statuts – nouveau Grand Maître – nouveau Conseil

Le reportage TéléMB 

Les statuts de la Confrérie ont été revus en 2023, à l’occasion du 10e anniversaire, et du changement de Grand Maître, Manu Bortolin remplaçant Marcel Capouillez, démissionnaire après 10 années de bons et loyaux services, mais toujours membre du Conseil de la Confrérie.

À cette occasion, un « chant de la Confrérie » a été créé

Le conseil de la Confrérie se compose aujourd’hui de 20 membres effectifs (le CA), et compte environ 80 membres adhérents (en ordre de cotisation), ainsi qu’une dizaine de membres d’honneur.
La Confrérie organise régulièrement des manifestations au profit de la restauration et du développement du château : participation au Marché provençal, organisé par la commune de Boussu, aux Journées du Patrimoine (« La fête au château »), organisées par l’ASBL Gy Seray Boussu ; parallèlement, elle organise des voyages thématiques (en lien avec l’histoire du château et les expositions temporaires), des marches gourmandes ; elle est membre du CNH et du TGWB et, à ce titre, participe aux chapitres organisés par les autres confréries.

Notre Confrérie défend plusieurs produits gastronomiques, dont l’un – la tourte de blanc-manger – a une connotation plutôt historique (recette du 16e siècle, époque de la construction du château).

Pour en savoir plus sur l’histoire du château, voir le site : www.chateaudeboussu.be

Le comté de Boussu

Boussu a été élevé au rang de Comté en 1555.

Son histoire remonte cependant à une période bien antérieure.

  • Occupation préhistorique et romaine : le territoire de Boussu a en effet été occupé dès la préhistoire, avec des traces d’activité néolithique et protohistorique. Par ailleurs, la découverte d’objets gallo-romains indique une présence romaine dans la région.
  • Moyen Âge et forteresse médiévale : une forteresse médiévale est attestée dès le 13e siècle. Le bourg de Boussu est mentionné sous Charlemagne en 768, ce qui suggère l’existence d’un « château » dès cette époque.
  • LE château Renaissance : c’est en 1540 que Jacques Du Broeucq (sculpteur et architecte, notamment des châteaux de Binche et de Mariemont) commence à Boussu la construction d’un nouveau château de style renaissance pour le seigneur de Boussu, Jean V de Hennin Liétard, ami et grand écuyer de l’empereur Charles Quint. Celui-ci, en 1555, élève la seigneurie au rang de comté en faveur du seigneur de Boussu, qui en deviendra donc le 1er comte. Le Comté de Boussu est né
  • 17e et 18e siècles : le château connait une période un peu chaotique, marquée par les occupations et les destructions, à cause notamment de sa position stratégique entre Saint-Ghislain et Mons. Les Hennin Liétard s’absentent de plus en plus. Victor-Maurice de Riquet de Caraman, marié à la fille du comte de Boussu, imagine le parc à l’anglaise, inspiré de la philosophie des Lumières.
  • Sous la Révolution française, des prairies du domaine sont louées, des éléments architecturaux disparaissent… avant la mise sous séquestre en 1795 et la réalisation de travaux sur certains bâtiments de la seigneurie. La restitution du château de Boussu à ses propriétaires coïncide de peu avec la mort du dernier Hennin-Liétard comte de Boussu. Son neveu, Maurice-Gabriel de Riquet de Caraman, hérite de la seigneurie en 1805. Il sera le dernier comte de Boussu et marquera un tournant dans l’aménagement du site.
  • Au 19e siècle : la construction de la ligne de chemin de fer Bruxelles-Paris participera à l’isolement du château. Celui-ci sera racheté par la famille de Nédonchel, à l’origine des nombreuses transformations (style néo-gothique) du châtelet d’entrée. Cette résidence secondaire – la villa Caraman – sera léguée en 1907 au marquis Eugène de Chabanne.
  • Au 20e siècle : les occupations militaires allemandes successives marqueront le déclin de ce château du 19e s. qui conservait la mémoire de l’ancien châtelet de la Renaissance. Le 2 septembre 1944, l’explosion de plusieurs casemates contenant des munitions, détruit largement les bâtiments.
  • De ces ruines naîtra l’ASBL Gy Seray Boussu qui sera à l’origine du renouveau du château … Une nouvelle histoire commence.

+ pour en savoir plus :

Le château de Boussu

La page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Boussu

La commune de Boussu : https://www.boussu.be/que-faire/tourisme/histoire/historique-de-lentite

DESCRIPTION DU BLASON ET DU VETEMENT DE CEREMONIE

Les couleurs du vêtement et du blason, ainsi que l’ornementation de ce dernier sont directement inspirés des « couleurs » de la commune de Boussu.
En héraldique, on dirait : « de gueule à bandes d’or » (rouge et or).

Blason de la Confrérie

Le corps de l’écu reprend les couleurs du blason communal par un balayage rapide et dynamique de la surface centrale. Le tout est surmonté des perles comtales. La partie inférieure est consacrée à la symbolisation de l’Ordre de la Toison d’Or.
L’original a été réalisé, par notre consœur Isabelle Willems, selon la technique japonaise de la céramique « raku-yak ».
Le blason est agrafé, à hauteur du cœur, à travers la cravate et la toge.

Vêtement de cérémonie

Fiche technique

Le vêtement de cérémonie se décline en deux versions : une version masculine et une version féminine. Il se porte au-dessus des vêtements de ville.

La version masculine se compose de :
  • Un vaste béret souple en velours de couleur pourpre, relevé au-dessus de l’œil gauche et couché sur l’oreille droite.
  • Un vaste manteau long (toge) en velours de couleur pourpre tombant sur les chaussures.
  • Un galon monochrome de couleur or borde le bas, la fermeture et l’encolure du manteau. Il borde également les manches. Le grand Maître en activité porte un double galon aux manches.
  • Une cape courte de couleur jaune sable est posée sur les épaules. Un liseré rouge borde le bas. Un petit col blanc finalise la cape courte.
    Elle est fermée par un petit bouton métallique « melon » doré. 
La version féminine :

Elle est très semblable à la version masculine, si ce n’est deux différences :

  • Pas de béret en velours, afin de laisser la chevelure apparente, mais un serre-tête réalisé par une torsade composée d’une bande de velours pourpre (comme le manteau) et d’une bande de tissu « sable » (voir cape courte)
  • Le bas du manteau est légèrement échancré à l’avant (en arrondi). Signe de l’élégance féminine

Ces costumes ont été imaginés par notre confrère Jacky Assez, et réalisés par différentes couturières jusqu’à ce jour. Actuellement, il s’agit de : Stéphanie Pancheri (Les rubans du Paon)